Symbolique des maladies
Les tumeurs de l’ovaire (kyste ou cancer) ou du testicule se développent quand le groupe familial s’est rétréci.
Symboliquement [1], la femme ou l’homme crée plus de gonade pour regonfler le groupe familial.
La famille peut parfois être symbolique comme un groupe de travail ou d’amis très proches.
Pour une rémission rapide et complète, le/la patient.e doit travailler sur ce manque familial. Il doit comprendre pourquoi dans l’histoire de sa famille il est si important de rester proche les uns des autres. Parfois, il doit éventuellement récréer un réseau familial ou d’amis pour se sentir en sécurité.
Exemples :
Une patiente fait un cancer de l’ovaire 6 mois après la mort de sa mère adoptive (belle-mère). Elle fait un zona C6 gauche trois jours après le décès, car elle se reproche d’avoir plus d’affection pour sa belle-mère que pour sa propre mère, « ce qui n’est pas normal » (zona).
Une jeune patiente développe brutalement un kyste de l’ovaire gauche lorsqu’elle s’installe dans une cité universitaire. Chez elle, sa mère était tout le temps sur son dos. Une mère très « collante » répond symbolique à un besoin de proximité de l’enfant, même si celui-ci s’en plaint. En quittant sa mère, elle se libère mais crée un nouveau problème avec la séparation. C’est à ce moment là qu’est apparu le kyste de l’ovaire gauche car il est le symbole de renforcement de la relation parent-enfant.
Une femme « très famille » fait un cancer de l’ovaire et du sein gauche au moment où ses 3 fils se marient.
Patiente sujette aux migraines depuis le décès de son grand frère, noyé à 18 ans. Pour ne rien arranger, elle est en froid avec son père et n’a guère de contact avec ses parents. Elle devient maman d’un premier enfant (pour compenser l’absence de son grand frère) mais ne déclenche ensuite que des fausses couches. À la mort de son père, elle déclare un kyste de l’ovaire.
Un homme désirait absolument une fille et l’appeler « Cathy ». Pour cela, il était même prêt à adopter. Cathy signifie « chaste, pure ». Devenu père de Cathy, alors qu’elle est encore une enfant, il lui dit : « Aucun homme ne t’aimera autant que moi », et elle de répondre « Arrête de me tripoter ! » Adulte, elle vient en consultation avec sa mère, décidée d’avoir un enfant sans l’avis de son compagnon. Mais elle ne parvient pas à tomber enceinte. Juste après avoir fait le deuil de l’enfant désiré, elle développe un kyste de l’ovaire. On comprend bien ici que la patiente est à la fois marquée par le besoin de proximité de son père avec elle, et en même temps envahie par cette proximité presque « incestuelle ». Comment gérer la juste distance parent-enfant ? Hélas, elle reproduit ce schéma en désirant un enfant pour elle, sans l’accord de son compagnon.
Un homme est acculé par l’administration financière à mettre sa société en liquidation. Il déclenche un cancer des testicules car cette société c’est symboliquement la famille qu’il a crée.
Nous espérons que ces différents exemples piqueront la curiosité des médecins, qui doivent s’ouvrir à la dimension symbolique de cette maladie pour améliorer la prise en charge des patients.
[1] La symbolique des maladies est une spécificité de la psychothérapie qui a prit son essor depuis une dizaine d’année. Elle m’a été enseignée par le Dr Thomas Lamotte, neurologue, qui a passé sa carrière à écouter ses malades pour comprendre le lien entre les émotions et les maladies î haut