A mon sujet

Frédéric Tamarelle

Praticien en psychothérapie

Parcours et formation

De formation ingénieur agronome à Rennes, je me suis régulièrement formé en psychologie. Pourtant, à en croire ma mère, à 15 ans, je n’étais vraiment pas disposé à cela quand elle m’a offert un livre de Jacques Salomé en me disant : « ce serait pas mal que tu apprennes à exprimer tes émotions, ça améliorerait tes relations avec tes soeurs… » Le livre « T’es toi quand tu parles » a été une telle libération pour moi que je suis devenu féru de développement personnel.

La lecture du livre « Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs » de M. B. Rosenberg, créateur de la Communication NonViolente a été un autre pas dans ma vocation de travailler sur les relations et les émotions.

J’ai validé une licence 3 de psychologie à l’Université Paris 8 en 2006. Mais ma dépression de l’époque et le manque d’intérêt pour les cours poussiéreux de Master 1 m’ont fait renoncer à aller plus loin alors que je réussissais facilement les examens.

Je suis également formé à la médiation, avec le processus de la Communication NonViolente depuis 2011.

En 2012, j’ai découvert la régulation émotionnelle par le biais de l’association TIPI. En 2013 je commençais à faire des vidéos sur ce sujet.

J’ai rencontré le Dr Thomas Lamotte, neurologue retraité, en 2016 lors d’une journée de rencontre de l’association TIPI. Nous avons mis en place des formations avec l’association Cridomh pour former toute personne à l’écouter de nos maux, qu’ils soient physiques (maladies, douleurs…), psychiques, ou relationnels (conflits, séparations…)

Je travaille avec lui jusqu’à ce jour au sein de l’association Cridomh.

Ma vision de la psychologie actuellement

J’étais un scientifique « pure souche », et pour soigner ma dépression je me suis longtemps plongé dans les neurosciences et la psychanalyse pour y trouver la solution à ma dépression. J’ai été suivi en psychothérapie pendant près de 2 ans et sous-antidépresseurs. Malgré l’utilité de ces béquilles chimiques, du soutien et de l’intelligence des psychiatres qui m’ont suivi, cela n’a malheureusement pas changé grand chose à mon mal-être.

La dépression a été la chance de ma vie. Sans elle, je n’aurais pas vécu tout ce que j’ai vécu depuis. Même si ces 8 années ont été très difficiles à vivre, cette épreuve est une bénédiction dans ma vie.

C’est finalement l’écoute bienveillante des parties de moi (CNV) et la régulation émotionnelle (TIPI) qui m’ont permis de sortir définitivement de mon marasme psychologique. Ces expériences m’ont appris qu’une approche n’a pas besoin d’être démontrée scientifiquement pour qu’elle fonctionne et que suivre la direction « du monde scientifique » n’est pas toujours la meilleure solution. Si je n’avais pas eu besoin de guérir, jamais je n’aurais osé me former à TIPI tellement cette approche était loin de la pensée dominante de la fac de psychologie. Cette découverte a été tellement puissante qu’elle m’a permis de retrouver la pratique de la psychologie alors qu’elle était en grande partie sortie de ma vie. A l’heure actuelle, il me semble que trop peu de praticiens en santé physique ou psychique, professeurs ou éducateurs connaissent la régulation émotionnelle, alors qu’elle pourrait aider un très grand nombre de personnes. Les études de psychologie sont aussi très lentes à intégrer cette formation de quelques jours seulement dans leur cursus. La thérapie par la parole est encore systématiquement au coeur de la formation alors que cette prédominance pourrait être très largement remise en question.

De la même manière, en étude d’ingénieur agronome, la formation était très influencée par les nouvelles technologies et en particulier la génétique. L’évolution actuelle, montre que l’approche technologique atteint tôt ou tard ses limites. La vie est beaucoup plus riche que ce à quoi la science la réduit. Et hélas, le monde scientifique m’a semblé à de trop nombreuses reprises, manquer d’humilité.

La psychologie peine à exister dans la santé, un monde ultra-technologique et financier, où les brevets et la magie qui émane de la découverte de l’infiniment petit écrasent la pensée et nous détournent de la cause réelle des maladies.

Les psychologues n’osent pas s’aventurer sur le terrain des maladies physiques par peur de se faire taper sur les doigts alors que pour la grande majorité de ceux avec qui j’ai discuté, il est évident que l’impact des émotions sur la santé est aujourd’hui grandement sous-estimé. L’évolution actuelle semble mener les médecins ,les infirmières, les aides-soignants etc… à consacrer de moins en moins de temps à l’écoute de leur patient. La médecine coute de plus en plus cher, aveuglée, comme en agriculture, par les miracles qu’on apporté la chimie et la technologie au XXème siècle. Mais aujourd’hui, tout le monde se demande comment on arrivera à financer le système de santé d’une Europe vieillissante. La médecine pointe toujours les même coupable à nos maux : le tabac, l’alcool, le surpoids… Mais tous ces facteurs de risque n’ont-ils pas à l’évidence une même cause : des souffrances non digérées ? Il y a aussi les polluants, ou l’amiante : mais là encore, pourquoi sont-ils si nocifs pour les sujets les plus fragiles de nos sociétés (ouvriers, emplois précaires…) et moins pour les plus riches ? On pointe du doigt tel ou tel polluant, mais est-ce que les populations touchées ne sont pas aussi celle qui souffrent le plus de solitude et de difficulté à gérer leurs émotions. Parfois la science nous dit que c’est la durée de l’exposition qui importe, parfois elle nous dit qu’une courte exposition à l’amiante peut suffire à déclencher un cancer de la plèvre, mais toutes ces affirmations ne sont basées que sur des corrélations et non sur des liens de causes à effet. Il me semble qu’un siècle après la mort du physiologiste Claude Bernard trop de scientifiques ont encore le nez dans le guidons et sont passés à côté des recommandations de ce grand scientifique « vous ne faites pas de la science, vous ne faites que des statistiques ». La cause donne l’effet, et l’effet donne toujours la cause. On est aujourd’hui très loin de cette règle de base dans l’origine de la quasi-totalité des maladies, et pour cause, puisqu’un bilan psycho-émotionnel est rarement proposé aux patients.

Comme environ 80% dans cancers du poumons et des cancers de la vessie se développent chez les fumeurs, le raccourcis est très tentant : le coupable, c’est le tabac. Mais un tel raccourci serait éliminatoire dans un examen de science, puisqu’il faudrait savoir comment ces gens en sont venus à fumer pour éliminer les biais d’échantillonnage. Et comme vous ne pouvez pas faire une étude en double aveugle avec du tabac et du « faux tabac placebo » sur 20 ans, il est aujourd’hui impossible d’affirmer que le tabac est responsable du cancer du poumon et du cancer de la vessie.Mais on ne peut pas se contenter de corrélation entre le cancer du poumon et le tabac. La science se doit d’être plus rigoureuse que cela sur un sujet aussi important.

Pour un écoutant un peu averti, il est très clair que ces 2 cancers et le tabac touchent des personnes sensibles aux conflits de territoires (marquer son territoire par la fumée ou par ses bronches, ou par son urine). Si vous êtes moins sensible aux conflits de territoire, vous avez aussi beaucoup moins de chances de fumer. Mais comme peu de personnes ont de notion sur ce qu’est un conflit de territoire, vous ne vous ferez pas taper sur les doigts en martelant : « le tabac donne le cancer » puisque les corrélations chez l’humain vont dans ce sens. Et vous laisserez aux oubliettes les centaines d’études réalisées sur les animaux qui ne montrent pas d’impact du tabac sur le cancer des poumons. Cependant l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence de lien entre tabac et cancer. Mais l’absence de preuve sur l’animal et le fait que seuls 30 % des fumeurs déclencheront une pathologie liées au tabac (toutes pathologies confondues !) devrait nous inciter à chercher d’autres liens de causalité sur les cancers dits « du fumeur ». Sur ce sujet, comme sur tous les autres, la médecin et la psychologie doivent travailler main dans la main, pour proposer une approche de santé encore plus efficace.

Est-ce par manque de culture scientifique, de travail, ou par manque de courage que la psychologie n’a pas su tenir sa place dans ce monde ultra-technologique ? Par manque de moyens aussi, car en dehors de quelques pilules, il est difficile de breveter grand chose en psychologie et de peser dans le game à la hauteur de l’industrie pharmaceutique. Je ne reproche rien à l’industrie pharmaceutique qui fait bien son travail, et au contraire je la remercie sincèrement car on vit quand même bien mieux aujourd’hui qu’il y a 100 ans. Mais, on le comprend, cette industrie est par nature réticente aux médecines dites naturelles (et surtout non brevetables) et à la santé intégrative. Et son poids financier pèse sur la « culture scientifique » car ils communiquent très bien sur leurs résultats. De leurs cotés, toutes les guérisons physiques inexpliquées et observées dans les cabinets de psy ne sont pas agrégées ni reportées dans les universités de médecine. Un des seuls endroits au monde qui le fait est le Bureau des Constatations Médicales du sanctuaire de Lourdes, tenu par un médecin que j’ai rencontré et qui rapporte les mêmes guérisons que celles que nous observons dans nos cabinets d’accompagnement des malades. Mais pour le moment, je trouve que ce Bureau prêche un peu trop pour sa propre paroisse en voulant plutôt attribuer les guérisons inexpliquées à Dieu et au sanctuaire de Lourdes et pas à une cause émotionnelle. Je regrette que la psychologie n’arrive pas, par manque de travail, d’innovation et d’organisation, à se faire une place du même ordre que la médecine au service de la santé et du vivre ensemble.

Je ne peux pas aujourd’hui vous garantir que vous guérirez de toutes vos peurs, ni que votre maladie disparaîtra en quelques entretiens. Mais j’ai la conviction absolue que l’on peut vivre  beaucoup plus heureux avec un peu de connaissances sur les moyens de réguler ses émotions et que la parole authentique, sincère et bienveillante est une source de soulagement pour une quantité inimaginable de maladies.

J’espère que ces pages vous apporteront une aide supplémentaire dans votre recherche d’un mieux-être et qu’elles vous donneront l’envie de porter un peu plus d’attention à vos émotions.

Frédéric Tamarelle

En aparté, avec un tel plaidoyer, vous pouvez sentir que j’aime bien marquer mon territoire dans les échanges (en utilisant les bronches – comme un chien qui aboie), et en effet, j’ai longtemps été sujet aux bronchites lorsque je tournais la page sur la sensation de ne pas me sentir entendu. Ce type de symptôme, dont l’origine a été conscientisée, semble moins me toucher aujourd’hui.

PHOTO Frédéric Tamarelle, psychosomaticien, psychothérapeute

Frédéric Tamarelle
Praticiens formé par l’association TIPI et le Cridomh.

Je vous accompagne pour vous permettre en 1 à 4 séances de réguler vos émotions ou pour détecter les émotions à l’origine d’un symptôme physique persistant

Je consulte par visio ou à Alfortville sur rendez-vous :

07 69 35 81 28

admifred-lesemotions@yahoo.fr

Voir la conférence que j’ai donnée en ligne sur la symbolique des nos maladies et de nos comportements :


%d blogueurs aiment cette page :